Minoru Mochizuki

Né le 11 avril 1907, Préfecture de Shizuoka, Japon

10ième dan, Meijin Aïkido, IMAF
9ième dan, Jujutsu
8ième dan, Iaijutsu
8ième dan, Judo
5ième dan, Kendo
5ième dan, Karaté


Maitre Mochizuki, fondateur du Yoseikan Budo, commença par pratiquer le Kendo à l'âge de cinq ans dans le dojo de son grand-père à Shizuoka. Puis il se lança dans le Judo et joignit le Kodokan (Centre Mondial du Judo) en 1925 ou il est devenu un compétiteur hors-pair. Sous la tutelle de Jigoro Kano, fondateur du Judo, Maitre Mochizuki devint le plus jeune membre du Kobudo Kenkyukai - organisation pour l'étude, la présentation et le développement des arts martiaux classiques - établie au sein du Kodokan, dans laquelle il pratiqua entre autres le Katori Shinto-Ryu. En 1930, il fut choisi par Jigoro Kano pour aller étudier l'Aïkijujutsu avec Morihei Ueshiba. Il fut l'uchideshi de Morihei Ueshiba au Kobukan Dojo pour une année avant d'ouvrir son propre dojo dans la ville de Shizuoka en 1931. C'est alors qu'il commença à développer son propre style d'Aikido: le Yoseikan Budo.

Morihei Ueshiba lui décerna deux certificats en Daito-Ryu en juin 1932 ("Goshinyo no te" et "Hiden ogi no koto"). Par la suite, il passat huit années en Mongolie dont il fût nommé sous-gouverneur. Il y fût actif en tant qu'éducateur et entrepreneur de travaux destinés à améliorer les communications et l'irrigation. Son idée de combattre le communisme par l'application des principes d'"entraide et prospérité mutuelle" et de "la meilleure utilisation de l'énergie" de Jigoro Kano contribua au développement de sa région. De plus son projet d'irrigation fut complété après la Deuxième Guerre Mondiale par les autorités Chinoises. Minoru Mochizuki fut le premier à enseigner l'aïkido en Occident lorsqu'il séjourna en France de 1951 à 1953 comme professeur de Judo. Il a enseigné à son dojo de Shizuoka jusqu'à vers la fin du dernier millénaire et a vécu les dernières années de sa vie en France avec son fils Hiroo.


Hiroo Mochizuki

débute le kendo, l'aïkido et le judo avec son père Minoru Mochizuki, un maître d'arts martiaux très renommé, qui fut l'élève de Jigoro Kano de Morihei Ueshiba et de Gichin Funakoshi, il étudie lui-même directement avec Morihei Ueshiba. Il apprend parallèlement le karaté shotokan à Tokyo. En 1957 il part en France pour enseigner le karaté Shotokan chez Henry Plée, lors de son séjour il découvre et pratique la boxe française avant de rentrer au Japon en 1959 pour terminer ses études de vétérinaire à l'université de Tokyo. À son retour, il enrichit sa pratique du Karaté Wado Ryu (étudié auprès des Maîtres Hironori Ohtsuka et Shinji Michihara), mais également de la boxe anglaise. Ceci est confirmé par un de ces anciens élèves, Bernard Girard, 61 ans et ceinture noire en Wado Ryu et Aikido.

En 1963, Hiroo est de nouveau envoyé par son père en France. Il y enseigne l'aïkido et développe le karaté wado ryu en Europe. En 1964 il participe,à l'instigation de son ami, l'écrivain Daniel Zimmermann, à la création de la Fédération française de karaté et disciplines associées et de l'Union Européenne de Karaté dont il sera le premier conseiller technique.

Professeur diplômé d'État, médaillé d'or Jeunesse et Sport, expert fédéral auprès de la FFKDA, il détient les grades suivants :9e dan de karaté, 8e dan d'aïkido, 8e dan de jujutsu, 7e dan de iaido, 3e dan de judo.

C'est en 1967 qu'il commence à entrevoir la possibilité de création d'un nouvel art martial basé sur l'onde de choc, qu'il baptisera Yoseikan Budo en hommage à son père (Yoseikan étant le nom du dojo dans lequel sont enseignés karaté, judo et aïkido). Il en créera la fédération française en 1975, et en 1978 sera créé le Centre International du Yoseikan Budo, puis plus tard en 1997, la Yoseikan World Federation avec le sensei Fabrizio Tabella, Romano Patuzzi en Italie. Son père le rejoindra en France pour passer les dernières années de sa vie.

En 2000, Hiroo reçoit officiellement des mains de son père le titre de Soke de l'école Yoseikan (la direction de tous les dojos Yoseikan du monde.)

Les deux fils d’Hiroo, Mitchi Mochizuki et Kyoshi Mochizuki sont également impliqués dans le développement du Yoseikan Budo. En 2007, cet art est pratiqué dans 39 pays différents. La France compte près de 150 clubs et 6 500 licenciés.


YO « nourriture pour l’âme »: éducation
SEI « L’honnêteté par rapport à sa conscience, le sens de la justice » : la droiture
KAN « le lieu d’union »: une grande maison, l’école
BU « arrêter la lance, empêcher la guerre » : la recherche de la paix
DO « le chemin qui mène à l’objectif » : la voie


Cercle : perfection, recherche éternelle de l’homme qui ne peut l’atteindre , la ligne qui interrompt le cercle (bout de montagne) rappelle à la nécessaire modestie , la perfection n’étant pas humaine.

Dans le cercle trois parties :

  • Air / soleil (orange foncé) : oxygène, lumière, gaieté.
  • Montagne (blanc) : terre, pureté (honnêteté), clarté (dans les décisions, les engagements), solidarité.
  • Eau (bleu) : souplesse, calme, espoir, adaptation. Sans lumière, sans terre, sans eau, il n’y a pas de vie possible : les éléments nous donnent la vie, et pour vivre, il faut donc respecter la nature. Parallèlement la notion de respect mutuel est la base de la vie en société.

Veste de kimono bleu marine : « in » (yin / négatif, en opposition à « positif » absence de connotation péjorative)


Pantalon de kimono blanc (bandes latérales marines) : « yo » (yang / positif, en opposition à négatif


Ceinture bleue et blanche : l’onde de choc (de loin les parties foncées semblent plus étroites tandis que les bandes blanches apparaissent plus larges qu’elles ne le sont réellement. Cette illusion d’optique suggère l’onde.

D’autre part, le fait que les pratiquants ne soient pas différenciés visuellement en fonction de leur niveau technique (grade) ou de leur force est naturellement un choix délibéré. La valeur technique n’est pas nécessairement proportionnelle à la valeur morale et inversement.